La popularité : alpha et omega des dirigeants du Next 40

La popularité, moteur des dirigeants du Next 40

Se rendre populaire et l’être n’est pas chose aisée. Or, c’est le nerf de la guerre pour tout dirigeant qui se respecte, en tout cas ceux du NEXT 40. Ayant compris les logiques réputationnelles et l’incarnation essentielle qu’ils représentent pour leur entreprise est essentiel, les dirigeants du NEXT 40 cherchent la popularité. À l’instar de Frédéric Mazzella, le très médiatique dirigeant de BlaBlaCar, figure la plus populaire du NEXT 40 avec ses 240 516 abonnées au total. LinkedIn en tête avec 230 000 abonnées sur ce seul réseaux social. Un lieu commun voudrait que l’on définisse la popularité par la capacité à être aimé du plus grand nombre. Aujourd’hui, la popularité se mesure au nombre de followers que l’on a, les likes récoltés à travers chacune de ses publications et l’engagement que l’on provoque. Bien évidemment la nature de l’engagement doit être positive. Pour un dirigeant, être présent sur les réseaux sociaux est devenu incontournable. C’est le canal de communication privilégié avec ses clients, avec les journalistes et avec ses collaborateurs. La tonalité employée rendra ledit dirigeant plus ou moins populaire, plus ou moins engageant. Elon Musk en est un exemple probant.

Mazzella, superstar populaire des dirigeants du Next 40

240 516. C’est le nombre total d’abonnés (tous réseaux sociaux confondus) de Frédéric Mazzella, dirigeant de BlaBlaCar. Superstar incontestable de ce classement, il surpasse de loin ces confrères du Next 40. Sa popularité est réelle avec un taux d’engagement positif particulièrement important. Nicolas Julia, Dirigeant de Sorare, arrive, quant à lui, second avec 38 349 abonnés et un taux d’interactions supérieur à la moyenne. Dans le fond, qu’est-ce que la popularité et pourquoi est-ce important pour un dirigeant ? Se rendre visible et être vu par le plus grand nombre, voilà ce que recherche les dirigeants de ces jeunes structures qui incarnent tout à la fois le renouveau du tissu économique français et la promesse d’une France à la pointe des nouvelles technologies. Label créé en 2019 par le gouvernement français pour « soutenir et promouvoir les 40 jeunes entreprises françaises considérées comme prometteuses et susceptibles de devenir des leaders technologiques », le Next 40 est, si l’on peut dire, le pendant moderne du CAC 40. À l’exception près, peut-être, que les ambitions technologiques du premier surpassent celles du second.

Les réseaux sociaux, nouvelle frontière réputationnelle pour les dirigeants

Dans cette quête de rayonnement des entreprises françaises les plus prometteuses, l’usage des réseaux sociaux par les dirigeants du Next 40 en est l’indubitable reflet. Par ce biais, le dirigeant cherche à rendre son entreprise visible, à se rendre accessible, à créer une forme de proximité avec son public. Être actif, perçu comme moderne et identifié sur les réseaux sociaux permet de créer un canal privilégié pour faire passer ses messages et réagir rapidement en cas de crise. À l’ère des réseaux sociaux, la popularité est devenue un indicateur clef de la performance réputationnelle des dirigeants et de leurs entreprises. Preuve en est avec le fantasque Elon Musk (96,7 millions sur Twitter), aguerri à l’art du tweet vindicatif et humoristique. Par sa popularité, il est le premier porte-parole-ambassadeur de ses entreprises (Tesla et Space X en tête). De même pour Richard Branson (20 millions de followers sur LinkedIn), dans un autre registre, a également compris l’importance de faire croître sa popularité via les réseaux sociaux pour rendre ses projets visibles et incarner une figure inspirante pour l’humanité. Encore loin de ces niveaux de popularité, les dirigeants français du NEXT 40 s’inspirent largement de leurs homologues américains pour améliorer la réputation de leur entreprise ainsi que la leur. Voilà pourquoi le personal branding du dirigeant à l’ère des réseaux sociaux est désormais au centre des stratégies de communication de ces derniers.

La popularité, ce n’est pas que le nombre d’abonnées

Mesurer la popularité à travers le nombre de followers est une méthode qui atteste de l’attractivité d’un dirigeant. C’est un indicateur viable et solide. Car, on suit ce que l’on aime ou ce qui intéresse, on like ce que l’on adoube. Être celui qui comprend le plus de followers permet d’évaluer un pan de la popularité. À ce titre, peut-on dire que Jean-Luc Mélenchon est populaire avec ses 2,5M d’abonnés sur Twitter ou Kim Kardashian avec ses 316M de followers ?

Il existe pourtant de multiples manières de mesurer la popularité. On peut être très suivi mais pas forcément aimé. Il est possible de suivre une personnalité politique, une influenceuse, un dirigeant simplement par curiosité ou pour être informé de ses activités, de ses histoires et de ses conseils. Ce qui compte également, c’est l’engagement, l’interaction générée par ses publications. Le bon message, au bon moment, peut faire du dirigeant, l’espace d’un instant, la personne la plus populaire sur les réseaux sociaux ou dans les médias. Être populaire donc, c’est aussi susciter et chercher l’adhésion des personnes que l’on souhaite toucher. En d’autres termes, pour être populaire, il faut générer des interactions positives, il faut buzzer. On se souvient, à cet égard, du vibrant plaidoyer d’Emmanuel Faber lors d’une remise de diplôme à HEC en juin 2016. Depuis largement critiquée, cette vidéo reprise en boucle sur les réseaux sociaux avait fait de lui un dirigeant populaire, écouté, voire, d’aucuns dirons, aimé.

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